Activité physique et condition physique
Les effets de l’Activité Physique sur la Condition Physique :
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L’exercice a une influence importante sur l’appareil neuromusculaire. L’Activité Physique augmente le taux de survie des neurones et le développement des connections synaptiques. Une personne entraînée possède donc des capacités cognitives (concentration, temps de réaction, raisonnement mémoire) et psychomotrices (orientation spatiale, dextérité, coordination visuo-motrice) plus grandes.
Avec l’entraînement, la sécrétion d’hormones et de facteurs de croissance est plus élevée, le métabolisme anabolisant (phénomène de biosynthèse) est plus important ce qui implique des adaptations.
Le gain de force engendré par l’entraînement en force améliore la commande volontaire et la synchronisation, il y a donc un meilleur recrutement des unités motrices. La coordination intramusculaire et intermusculaire est meilleure. Les exercices de souplesse permettent aussi d’améliorer ces aspects de rendement et de coordination motrice. Le renforcement musculaire permettrait d’augmenter le pool de cellules myosatellites (cellules qui permettent aux muscles de se régénérer) chez des sujets âgés. Avec l’âge, la vitesse de cette synthèse est plus lente, il est nécessaire d’avoir un temps de récupération plus important.
Les adaptations suivent toujours la même chronologie, d’abord une adaptation nerveuse (recruter toutes les unités motrices) puis une adaptation musculaire (processus d’hypertrophie).
Au fil des années, des phénomènes de sarcopénie apparaissent (diminution de la masse musculaire), l’architecture musculaire varie et les commandes nerveuses perdent de leur efficacité. Avec le temps la masse maigre (osseuse et musculaire) diminue, la masse grasse devient plus importante car elle comble ces espaces laissés libres. L’exercice limite ces différentes évolutions puisqu’un exercice de renforcement musculaire ou d’endurance augmente l’activité enzymatique et diminue la masse grasse.
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L’exercice a des effets bénéfiques sur l’appareil cardio-vasculaire. La contraction et le relâchement du cœur sont plus efficaces avec l’entraînement, le volume d’éjection par minute systolique augmente.
Avec les années les parois artérielles s’épaississent et les vaisseaux perdent de leur souplesse, or l’exercice permet d’augmenter la vasodilatation de ces derniers (augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins). Les résistances périphériques totales sont donc plus faible et la conductance vasculaire plus importante.
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L’activité a aussi des effets sur l’appareil respiratoire. Avec une activité d’endurance modérée (50 à 60 % de VO2 max), les risques de contracter des infections respiratoires diminuent, ce qui est le contraire avec un exercice intense et prolongé.
Avec l’entraînement, le rendement respiratoire est meilleur, pour une intensité d’exercice identique la ventilation est plus faible. Au niveau des échanges gazeux, le débit bronchique augmente, tout comme la différence artéro-veineuse en concentration d’O2 (preuve que les cellules utilisent plus facilement les molécules d’oxygène).
Chez une personne active les conséquences du vieillissement sur l’appareil pulmonaire s’atténuent. La force de rétraction élastique des poumons diminue moins vite et la rigidité thoracique augmente de façon moins importante.
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De plus, pour une personne sédentaire, à partir de 20-25 ans la VO2 max (témoin des capacités d’endurance) diminue de 10 % par décennie. Or chez les personnes actives cette VO2 max ne diminue que de 3 à 5 % par décennie.