Les effets de l’Activité Physique sur la Santé :

  • Chez les insuffisants cardiaques et chez les personnes ayant connues un accident cardiovasculaire, une Activité Physique régulière diminuerait le risque de mortalité de 25%.

    Suite à un exercice à 50 % de VO2 max, la pression artérielle systolique et diastolique baisse de 6 à 7 mm Hg, un exercice plus intense n’a pas d’effets supplémentaires. L’activité régulière minimise l’agrégation plaquettaire et favorise les effets antithrombogènes (limite le dépôt de plaques d’athérome 1 sur les vaisseaux sanguins). Ce phénomène est lié à une augmentation de concentration sanguine en NO (gaz sécrété par l’organisme qui entraîne une augmentation du diamètre des vaisseaux sanguins) et en HDL (le « bon cholestérol », molécule lourde de lipides qui empêche le dépôt de molécules légères de lipides sur les parois des vaisseaux). De plus, une activité d’endurance limite le risque d’ischémie myocardique.

    1 Les plaques d’athérome correspondent au dépôt de petites molécules de lipides sur les vaisseaux sanguins. Ces plaques entraînent une diminution du diamètre et de la motricité de ces vaisseaux. Du coup, le débit sanguin a une moins grande capacité d’adaptation en fonction des besoins de l’organisme.

     

  • Les sujets actifs ont moins de risque de développer un cancer tous sites confondus, 40 à 50 % de risques en moins pour le cancer du colon et 30 % pour le cancer du sein. Il ne faut pas oublier les liens avec l’alimentation et d’autres comportements mais l’exercice aurait aussi des effets sur l’apparition des cancers de la prostate, de l’endomètre et des poumons.

    Le stress oxydatif (à forte dose, destruction ou modification des constituants cellulaire : lipides, protéines et ADN / ARN) a un rôle important dans le processus de vieillissement et peut aussi avoir un lien avec l’apparition de cancers. L’exercice induit une activité plus importante des systèmes de défenses primaires (système préventif qui détruit les cellules oxydantes avant qu’elles aient causées des dommages) au niveau des muscles striés squelettiques, du cœur et du foie. L’intensité et le volume d’entraînement efficace pour contrer ce stress oxydatif n’est pas encore clairement défini.

     

  • L’activité améliore l’équilibre glycémique, les effets sont d’autant plus important chez les diabétiques.

    Associé à une perte de poids, leur sensibilité à l’insuline est beaucoup plus importante, cet effet de l’exercice dure quelques jours d’où l’intérêt d’une pratique régulière. L’efficacité des Glut 4 (transporteurs du glucose) est plus grande et l’utilisation du glucose se fait plus rapidement. Avec l’entraînement le risque de développer un diabète de type 2 est donc diminué.

     

  • Les risques d’ostéoporose sont moins fréquents en pratiquant une Activité Physique.

    Ce phénomène apparaît après 40 ans, il se caractérise par une diminution de la densité minérale osseuse (DMO). Il est beaucoup plus important chez la femme ménopausée. Il existe des différences entre les hommes et les femmes, avec l’âge il est possible d’augmenter la DMO chez les premiers. Par contre, pour les secondes le but sera de la maintenir. L’augmentation de la DMO s’effectue suite à des sollicitations relativement intenses, celles-ci se réalisent sous la forme de contraintes dynamiques avec des orientations variées. Les femmes peuvent augmenter leur DMO si elles associent à une Activité Physique, du calcium et de la vitamine D3.

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  • Avec des exercices d’endurance modérée (50 à 60 % de la VO2 max), l’utilisation des lipides dans la production d’énergie est favorisée. L’Activité Physique atténue donc la prise de poids.

    Chez un sujet actif, la concentration sanguine en triglycéride (molécules de lipides) est moins élevé, un signe de bonne santé. De plus, la répartition des graisses est différente, il y en a plus dans les muscles que dans le tissu adipeux.